Là où tout a commencé
EPISODE 1 : Les mains à l'arrêt, le coeur en mouvement
On me demande souvent : « Mais comment as-tu commencé ? D’où viennent tes idées, ton savoir faire ?
C’est difficile d’y répondre en une phrase, parce que mon histoire n’a pas commencé avec des ficelles et des noeuds … mais avec le corps, la peau et les silences.
J’ai commencé par des études en esthétique. Très vite, j’ai senti que ce qui me fascinait, ce n’était pas le vernis ou le mascara, mais tout ce qu’on ne voit pas. Ce qui circule sous la peau. Ce que le corps dit quand on l’écoute vraiment.
Alors, au fil des années, je me suis tournée vers le bien-être, les massages et l’énergétique.
Pendant plusieurs années, j’ai massé et écouter les corps. Dans de beaux spas, chez des particuliers, à domicile et aussi dans des lieux prestigieux. J’ai massé des corps tendus, douloureux, fatigués, habités et même en fin de vie. Des gens en quête de sens, de respiration, d’un instant hors du bruit. J’ai reçu leurs mots, leurs maux, leurs silences, parfois leurs larmes et leurs peurs. Et souvent, je sentais … Quelque chose de plus grand, de plus subtil.
Et là, quelque chose s’est ouvert.
Mon outil, c’était mes mains. Toujours.
Elles savaient sans que je sache.
Elles posaient, elles reliaient, elles parlaient un autre langage.
Et puis, le confinement est arrivé comme un rideau.
C’était le printemps 2020.
Le monde s’était figé.
Mes mains, elles, cherchaient encore à soulager, à donner, à faire du bien …
Mais tout était à l’arrêt.
Praticienne en massages depuis des années, j’ai été classée « non essentielle ».
Un mot dur quand toute ta vocation repose justement sur le lien, le toucher, le soin.
Alors que les journées s’allongeaient en incertitudes, mes peurs du manque et de l’oubli se faisaient plus grandes.
Je jonglais entre les rendez-vous annulés, les messages anxieux de mes clientes, les questions sans réponses.
Et un jour, sans prévenir, le macramé est venu à moi.
Un morceau de bois oublié dans un coin. Une pelote trouvée à la maison. Et mes filles, mes complices de toujours, qui m’accompagnent dans la création, à jouer avec les ficelles du hasard. Le tout premier mini macramé naît ainsi, irrégulier, un peu hésitant … mais il existe toujours.
Il vit désormais dans l’appartement de ma fille, comme un symbole doux de cette période suspendue.
Ce qu’on avait commencé « pour le fun » a pris vie.
Mes filles m’ouvrent une page Instagram. On me demande : « Tu peux en faire un comme ça ? » Je réponds oui, sans savoir que je dis aussi oui à une nouvelle vie.
A la fin du confinement, j’ai repris les massages, mais les corps étaient pleins de peur. Le toucher, ce lien sacré, était devenu suspect. Les lieux ferment. Les clients se font rares. Mais les créations, elles, prennent plus de place dans mon coeur …
Au début, ce n’était pas une marque. C’était une urgence douce. Une manière de survivre au vide, de m’ancrer et d’occuper mes mains.
Et puis, j’ai vu que dans chaque création, je mettais les mêmes intentions.
De la douceur, de la lumière, un soin invisible mais présent.
Aujourd’hui, je noue des fils comme on tisse des liens. Chaque pièce est le prolongement de mon histoire.
Et vous, qui entrez dans cet univers, vous en devenez un chapitre.
C’est ainsi que j’ai fait le choix, ou plutôt que la vie l’a fait pour moi, de laisser mes mains continuer à parler différemment.
Ficelles et abricot est né entre deux créations,
un été, en croquant un abricot juteux.
Un nom simple, instinctif.
Une histoire qui commence doucement, mais qui avait déjà toute sa saveur.
|| Dans le prochain épisode, je vous raconte ce moment fou et où tout s’est accéléré où j’ai compris que mes mains n’avaient pas dit leurs derniers mots …
EPISODE 2 : Quand les mains retrouvent leur place
Il y a des premières fois qui marquent un tournant.
Pas celles qu’on attent en fanfare, mais celles qui arrivent doucement, avec évidence.
Je me souviens très bien de celle-ci.
Elle s’appelait Cathy. Enfin … elle s’appelle toujours Cathy.
Nous nous étions rencontrées pour la première fois, plusieurs années auparavant, lors d’une formation en énergétique.
A l’époque, j’étais encore masseuse. Nos chemins s’étaient croisés entre deux partages de pratiques, de ressentis, de silence habités.
Et puis la vie a filé. Mais elle avait continué à me suivre sur les réseaux sociaux, dans cette drôle de traversée qu’était ma reconversion.
Un jour, elle a vu un de mes tout premiers macramés sur ma page.
Un modèle simple, encore hésitant, orné de quelques perles en bois.
Et sans rien voir venir, elle m’a écrit :
« Je le veux. »
Juste comme ça.
C’était la toute première fois qu’une personne (hors de mes proches) posait ce regard-là sur mon travail.
Un regard qui dit : je te fais confiance. Je vois la valeur dans ce que tu fais. Je te crois légitime.
Ce macramé vit toujours chez elle, dans sont cabinet .
Je le croise parfois, en arrière-plan d’une publication.
Et je ressens une douce émotion à chaque fois, comme si un petit bout de mon histoire continuait à tisser la sienne.
Peu de temps après, ma cousine, elle aussi thérapeute, m’a parlé de son projet de cabinet.
Elle m’a raconté son projet, dit ce qu’elle ressentait, ce qu’elle voulait transmettre dans ce lieu.
Et puis, elle m’a donné carte blanche.
Deux lunes.
Un arbre de vie.
trois pièces, comme un triptyque.
Et là, mes mains ont su.
J’ai ressenti exactement la même chose que lorsque je massais.
Ce moment où l’on ne réfléchit plus.
Où l’on sent. Où l’on suit une impulsion douce, une évidence intérieure.
Ce que je créais n’était pas de la décoration.
C’était un soin. Une présence. Une vibration.
Depuis, elle m’a confié que beaucoup de ses patients se sentaient apaisés en contemplant ma création pendant leur soin.
Et plusieurs d’entre eux m’ont écrit ensuite, pour que je crée, pour eux aussi, une pièce « à leur image ».
C’est là que j’ai compris.
Mes mains n’étaient pas à l’arrêt.
Elles avaient simplement changé de langage.
Ce que je faisais touchait les gens … sans les toucher.
J’ai alors commencé à me faire confiance.
A suivre mon intuition, mon propre souffle.
Le soutien de mes proches comptait, bien sûr.
Mais le plus grand changement était en moi.
Je n’étais plus « non essentielle ».
Je redevenais entière.
Et puis un jour, j’ai eu l’opportunité d’aller plus loin.
De faire sortir mes créations de l’écran.
D’oser les montrer … en vrai.
A des inconnus.
A celles et ceux qui passeraient, regarderaient, jugeraient, s’arrêteraient … ou pas.
Le tout premier marché se profilait.
Et avec lui, une autre première fois.
|| Dans le prochain épisode, je vous emmène sur ce tout premier marché,
ce moment suspendu où mes créations ont rencontré pour la première fois les regards du dehors …
EPISODE 3 : Le tout premier marché
Je ne savais pas trop ce que je faisais ce jour-là. C’était mon tout premier marché. A Vedène.
Un jour de printemps où j’ai d’ailleurs attrapé un beau coup de soleil.
Je partageais une table avec une amie.
C’était encore l’époque des visages masqués, des distances, de cette ambiance étrange et un peu tendue qu’on connaissait tous.
Moi discrète de nature, j’étais à la fois heureuse et complètement intimidée.
Créer pour soi et complètement différent de créer pour les autres.
Je ne connaissais rien à ce monde-là.
Rien aux marchés de créateurs, ni aux codes, ni aux stands bien pensés.
J’étais venues avec quelques pièces, posées un peu comme elles venaient.
Un joyeux bazar !
Quand je revois les photos aujourd’hui … oh la la.
Aucune harmonie, les couleurs mélangées, pas de stratégie, zéro mise en scène.
Mais c’était moi, au tout début.
Un joyeux bazar plein d’élan.
Juste moi, mes mains et mes doutes.
Parceque oui, cette petite voix, elle était déjà là.
Celle qui dit : « Tu n’es pas légitime, tu es autodidacte. » ou encore « Tu bricoles, c’est tout. »
Le syndrome de l’imposteur, lui même.
Mais, je l’ai quand même fait. J’ai osé montrer. Entre peurs et espoir.
Et les visiteurs se sont arrêtés.
ils ont regardé.
Souris.
Même partagé des mots comme : « C’est beau ce que vous faites. »
Je crois que j’étais la première étonnée.
Comme si, tout à coup, un autre regard venait me dire ce que je n’arrivais même pas à envisager.
Ce premier marché, j’ai vendu quelques pièces, reçu des commandes et emporté avec moi vos mots doux comme des trésors.
Je me souviens, également, d’une amie thérapeute, venue exprès de loin pour m’acheter une création.
Ce geste là … il m’a profondément touchée.
A la fin de la journée, j’avais le coeur grand ouvert et un beau coup de soleil sur le front 😉
Et une petite voix, en moi, qui commençait à murmurer : Et si c’était ça ?
Et si mes mains avaient trouvé une autre façon de faire du bien …
|| Dans le prochain épisode, je vous raconte ce moment où j’ai cessé de douter en silence pour commencer à dire oui.
Oui à ce que mes mains savaient déjà.
Oui aux premières grosses commandes.
Oui à cet avenir qui s’ouvrait à moi.
EPISODE 4 : Et si c'était ça, ma voie ?
C’est à Saint-Rémy de Provence que j’ai reçu ma première vraie réponse.
Un marché de soir d’été, des ruelles à l’ambiance de vacances, des passants curieux, des regards attentifs.
Et ce couple du Luxembourg.
Ils se sont arrêtés devant ma lune étoilée, sous le charme.
J’ai vu dans leurs gestes et leurs yeux un grand respect et beaucoup de délicatesse envers mes créations.
Leur choix a été immédiat, presque instinctif.
Puis ils sont revenus, plusieurs soirs, pour des cadeaux à offrir.
Et un jour pour le Mahalo, un macramé mural qui signifie « gratitude » en Hawaïen.
Une pièce murale unique, tissée longuement, que j’aimais tout particulièrement.
Une de celles que je crée dans un état presque méditatif, tant elle demande de présence, de patience et d’attention à chaque détail.
Ce soir là, ce couple, a admiré mes créations avec un regard neuf, un mélange de respect, de gratitude et une grande connaissance des valeurs artisanales.
Elle m’a dit : « Je prendrai soin de chacune de vos créations avec une attention toute particulière. »
Ces mots m’ont touché en plein coeur.
Ici, j’ai senti que mes mains avaient donné naissance à bien plus qu’un simple objet.
C’était un morceau de moi qu’ils choisissaient, un éclat de mon monde qu’ils emportaient avec eux.
A ce moment-là, quelque chose a basculé en moi.
Ce n’était plus seulement créer pour me réparer.
Ce n’était plus juste « j’essaye, on verra bien ».
C’était sérieux.
C’était vrai.
Et si …
Et si c’était ça, ma vrai place ?
Et si je pouvais vraiment en faire mon nouveau métier ?
Et si j’étais, enfin, légitime ?
Pendant longtemps, j’ai été traversée par ce doute diffus, ce besoin de me justifier.
Mais là, j’ai senti une paix nouvelle.
Pas un triomphe.
Pas un feu d’artifice.
Mais un ancrage doux.
Quand le syndrome de l’imposteur commence à se taire, il y a d’abord le silence.
Puis une respiration fluide.
Le coeur qui ne se contracte plus à chaque compliment.
L’élan d’oser dire « je suis artisane créatrice », sans douter.
Et cette douce évidence qui s’installe : je n’ai plus besoin de prouver quoi que ce soit.
Je quittais le monde du toucher énergétique pour un autre langage de mes mains : celui des noeuds qui créé des liens, du coton et de la matière.
Je me suis montrée sur les marchés de créateurs, les salons de bien-être.
J’ai ouvert mon atelier pour venir chercher vos commandes.
Jai même ouvert ma boutique en ligne (toujours en autodidacte) et Ficelles et abricot est devenu une marque.
Ajourd’hui, 4 ans après, je suis invitée à participer à un salon des métiers d’art.
Mes créations poursuivent leur chemin.
Et moi aussi.
|| Dans le prochain épisode, je vous parle de ce lien profond que j’ai avec les matières.
Ce coton recyclé que j’aime tant travailler.
Cette façon qu’a la matière de parler, de vibrer sous mes doigts.
Et pourquoi j’y attache autant d’importance.
EPISODE 5 : Les mains qui savent
Tu as peut-être remarqué qu’aujourd’hui, je te tutoie.
C’est un pas que je ne fais pas à la légère.
Mais après ces quelques épisodes partagés, ces fragments de mon histoire confiés, j’ai l’impression que l’on est comme deux personnes installées côte à côte autour d’un thé ou un café, dans la douceur d’un après-midi, calme, à parler à coeur ouvert.
Ce « tu », c’est celui qui naît naturellement dans le respect, dans l’écoute, quand la confiance s’installe.
Quand tu me parles de toi, de ce qui compte vraiment, pour imaginer une création sur-mesure.
Avec toutes ces confidences partagées souvent pleines d’émotions, d’histoires de vie, ce lien tissé au fil des mots et des intentions, le « tu » devient une évidence.
Et parce que ces confidences, je les reçois comme on reçoit un secret.
Alors ici aussi, dans cet espace d’écriture, ce « tu » me semble plus juste.
Pas familier, du tout, mais profond et très respectueux, vrai.
Parce qu’au fond, cette mini-série, c’est aussi une conversation entre nous.
Tu sais … quand j’entre dans mon atelier, il se passe quelque chose que j’ai encore du mal à expliquer.
C’est comme si mon coeur s’ouvrait aux champs des possibles.
Mes mains, elles, fourmillent. Comme si elles savaient déjà ce qu’elles allaient faire.
C’est un petit rituel, presque invisible.
J’ouvre la fenêtre, j’allume un bâton d’encens ou une bougie, je choisis un fond sonore léger …
mais surtout, je cherche le silence. Le vrai. Celui à l’intérieur.
Et très souvent, je ne réfléchis pas.
Je ne planifie rien.
Ce sont mes mains qui me guident.
Elles prennent le fil, touchent et écoutent la matière.
Le coton, le bois, la lumière …
Ce sont mes nouveaux langages.
Mes mains lisent les textures comme elles lisaient les tensions d’un dos, des émotions blquées, à l’époque où je massais.
Cette expérience créative est très méditative.
Mon mental s’éteint.
Les gestes viennent tout seuls.
Et quelques heures plus tard, la création est là.
Comme si elle s’était faite sans moi … ou peut-être à travers moi.
Je me souviens d’un bois trouvé en forêt, autour de l’atelier en Provence.
Un simple morceau éclairé par un rayon de soleil.
Comme s’il m’appelait.
Il avait déjà une forme parfaite, une âme presque.
Il est devenue une magnifique tête de lit.
Sa propriétaire m’a dit qu’elle s’endormait depuis avec une paix nouvelle.
Ce genre de retour me bouleverse toujours.
Et puis, il y a Grandi’Ose, cet abre de vie d’un diamètre de 80 cm.
Il est naît comme ça, dans un élan profond, dans une écoute très douce.
Une phrase me revenait sans cesse, comme un mantra, en le tissant, je te la partage aujourd’hui.
» Je me nourris de mes racines pour révéler mon essence profonde et laisser fleurir mes rêves. «
Grandi’Ose, c’est un morceau de moi.
Un pont entre mes vies.
Il me rappelle que mes mains, depuis toujours, sont là pour transmettre, relier et apaiser.
Et si tout avait commencé là ?
Dans ce silence après le doute, dans ce vertige de ne plus savoir, dans cette première graine d’envie posée sans y croire.
|| Dans le prochain épisode, on parlera des saisons …
Celles de la nature, mais aussi celles de nos vies.
Tu verras comme elles m’ont soufflé doucement une autre façon de créer, de vivre, de ressentir.
Je t’y retrouve, comme toujours, autour d’un thé ou d’un café.
EPISODE 6 : Les saisons en couleurs
Chez Ficelles et abricot, les saisons ne sont pas un décor.
Elles sont une respiration.
Elles ne me soufflent pas seulement des formes … elles me murmurent des couleurs.
Elles m’invitent à ralentir, à observer, à ressentir puis à créer.
Elles m’inspirent aussi une autre forme d’écoute :
celle de nos intérieurs, au sens large.
Notre maison.
Notre refuge.
Notre monde sensible.
Et peut-être que toi aussi, tu ressens ton intérieur, ton chez-toi, qui évolue tout au long de l’année.
Au fil du temps, j’ai découvert que les couleurs pouvaient nous accompagner, nous consoler, nous soutenir.
Pas selon des règles strictes mais à travers une écoute fine, sensible et vivante.
Je te partage ici quelques teintes et ambiance qui résonnent dans mon univers, avec douceur et lumière.
Peut-être que certaines t’appelleront.
Et peut-être que d’autres te guideront vers ta propre palette intérieure …
PRINTEMPS
Ouvrir les fenêtres du coeur
Chez Ficelles et abricot j’aime le vert sauge, l’abricot doux, le blanc cassé, le rose poudré …
Le printemps me souffle :
Respire
Libère
Accueille
C’est un moment de renouveau, où la lumière revient te caresser le visage.
Petit conseil pour ton intérieur
Tu peux alléger les espaces, faire entrer la lumière naturelle, poser une création douce à l’entrée.
Des teintes végétales et poudrées apaisent les excès d’énergie, soutiennent l’élan sans l’agitation.
Mais surtout, choisi ce qui te reconnecte à toi.
ETE
Célébrer la lumière vivante
En été, chez Ficelles et abricot, j’affectionne particulièrement le lin naturel, le bois blond, l’éclat doré …
L’été m’invite à l’ouverture.
A la joie simple.
A créer de l’espace dedans comme dehors.
Petit conseil habitat
Allège, respire et éclaire.
Un attrape-soleil à la fenêtre, une touche de doré dans un macramé et déjà, ton espace rayonne différemment.
L’important, c’est ce qui te fait du bien.
AUTOMNE
Revenir à l’essentiel
J’adore l’automne et ses teintes chaleureuses comme le terracotta, les bruns, le beige doux …
Quand les feuilles tombent, moi aussi je me dépose.
J’écoute le besoin de revenir à moi, de me poser.
Petit conseil pour ton cocon
Un macramé aux tons chauds peut devenir un repère, un ancrage.
Les matières brutes et douces comme le bois et le coton noué, réconfortent sans alourdir.
Mais toi, quest-ce qui te réchauffe en profondeur ?
HIVER
Créer ton îlot de lumière
L’hiver à l’atelier, le rythme change et les couleurs naturelles, les tons doux, les nuances givrées apportent de la lumière.
Mes conseils ici, seraient de multiplier les petites lumières.
Une guirlande douce, une bougie, un mobile suspendu.
Et si une seule création suffisait pour illuminer ton coin préféré, laquelle choisirais-tu ?
Et toi, quelle couleur t’appelle ?
Tu n’as pas besoin de suivre une saison.
Suis ton ressenti, ton besoin du moment.
Une couleur peut venir adoucir une émotion, clarifier une intention, ou simplement te rappeler la beauté.
Et si tu le souhaites, je peux créer une pièce unique, tissée pour accompagner la saison que tu traverses.
|| Dans le prochain épisode : Mes mains, d’un monde à l’autre …
EPISODE 7 : Mes mains, d'un monde à l'autre.
Avant Ficelles et abricot, il y avait mes mains.
Déjà.
Elles massaient. Elles écoutaient. Elles offraient du soin.
Ce n’était pas un hasard.
Comme vous savez, j’ai commencé par des études d’esthétique, mais très vite, je me suis éloignée de ce qui me paraissait superficiel.
Moi, ce que je voulais, c’était comprendre les corps.
Le ressentir, l’apaiser.
J’ai poursuivi dans les massages bien-être et mes clientes m’ont naturellement amenée à explorer plus loin :
L’énergétique, l’invisible, l’intuitif.
Ce que je ressentais dans mes mains me dépassait parfois, souvent même.
Mais je laissais venir.
Tout en douceur.
Toujours.
Je me souviens encore de certains massages qui ont marqué ma vie.
Celui de N., cette jeune femme atteinte de la maladie de Charcot, a été pour moi un bouleversement.
J’avais été appelée dans un lieu prestigieux où j’avais l’habitude de pratiquer des massages, mais ce jour là, le luxe n’était plus du tout ce qui comptait. Elle ne parlait plus qu’avec ses yeux. Son corps l’abandonnait peu à peu.
Il souffrait.
Elle souffrait.
Elle était en fin de vie … à 35 ans.
Ce massage elle l’a vécu comme une dernière reconnexion à elle-même.
Elle a pleuré.
Longtemps.
Elle a sourit.
Et son mari m’a dit, très ému, qu’elle me remerciait du plus profond de son âme.
Je n’ai jamais oublié ce moment.
Et, je crois que je ne l’oublierais jamais.
Sur la route du retour, j’ai pleuré, moi aussi.
Longtemps.
Il y en a eu d’autres, bien sûr …
Ce jour-là, C. n’arrivait plus à déconnecter son mental.
Dans ce lieu magnifique, l’espace de massage était en extérieur, je massais dehors, pieds nus dans l’herbe.
J’ai posé mes mains sur ses pieds, fermé les yeux, scanné son corps et je me suis profondément ancrée.
Quand je les ai rouverts, des dizaines de papillons dansaient autour de la table de massage.
C’était irréel.
Elle m’a écrit quelques jours plus tard pour me dire qu’elle avait enfin lâché prise.
Que ses vacances avaient été les plus ressourçantes de sa vie.
Oui mes mains me parlent, me guident.
Mais un jour, le corps, le mien, a dit stop.
Des années à porter une table de 20kg, à donner de l’énergie, à être pleinement là pour les autres … et soudain, tout s’arrête.
Il ne reste que …
Le confinement
Les douleurs
Le vide.
Je ne savais plus qui j’étais dans ce métier.
J’ai même couper avec ce monde du bien-être quelque temps.
C’était trop douloureux.
Alors, comme un appel timide au fond de moi, Ficelles et abricot a croisé ma route.
J’ai commencé à créer sans trop savoir où j’allais.
Je devais occuper mes mains.
Et petit à petit, elles se sont remises à me guider.
Mais autrement.
Créer est devenu une respiration.
Un espace à moi.
Mes mains tissent comme elles massaient : avec intention. Avec écoute.
Avec cette même douceur profonde, enracinée.
Parfois, je suis touchée, émue en créant.
Comme cette commande en mémoire d’un bébé mort-né.
Je savais. Je comprenais. Je l’ai vécu moi aussi.
Et mes mains ont tissé une présence.
Un lien. Un hommage.
Je le lis souvent dans vos retours …
Mes créations vous procurent un petit quelque chose, un ressenti, une émotion.
Comme une paix, du calme, de l’espoir …
Ce n’est pas de la magie.
C’est juste … là.
Ajourd’hui encore, mes doigts se bloquent parfois.
Mon corps reste douloureux.
Mais avec le macramé, je peux m’arrêter. Reprendre. Respirer.
Et continuer à faire ce que je sais faire :
Tisser des émotions.
|| Dans le dernier épisode, je vous parle de ce qui m’anime encore aujourd’hui et vous offre un cadeau.
EPISODE 8 : Le pourquoi qui m'anime.
Ficelles et abricot, ce n’est pas seulement du fil, du coton ou des formes joliment nouées.
C’est bien plus que ça.
C’est une manière d’habiter le monde.
De créer avec sens.
De dire ce que les mots ne savent parfois pas exprimer.
Mon pourquoi s’est imposé avec le temps :
Donnez du sens à votre intérieur
A votre maison bien sûr.
Mais aussi à votre moi profond.
Parce que je crois que ce qui nous entoure a un pouvoir immense,
celui de nous apaiser,
de nous recentrer,
de nous reconnecter à ce qui compte vraiment.
CREER COMME ON PREND SOIN
Chaque création est pensée comme un soin.
Un soin pour l’âme, pour l’espace, pour l’émotion.
J’accorde une grande importance aux couleurs, aux matières, aux formes.
Elles ne sont jamais choisies par hasard.
Elles parlent à l’inconscient, elles calment, elles élèvent.
C’est la psychologie de l’habitat, celle qui murmure à l’intérieur de nous :
« Ici, tu es bien. Tu es chez toi. Tu es toi. »
Chaque pièce est réalisée avec mes mains, mon coeur et cette intention invisible qui change tout.
Mon fil préféré ?
Celui qui relie.
Un lien doux, solide et discret.
Un fil entre vous et vous-même.
Entre vous et l’autre.
Entre aujourd’hui et demain.
Je crée avec des matériaux naturels, recyclés, durables.
Du coton choisi avec soin.
Des branches offertes par la nature.
Du respect, de la douceur, de la conscience.
UNE EXPERTISE SENSIBLE
J’apprends, j’expérimente, je peaufine … toujours,
car ce métier, je l’habite avec conviction, comme je le faisais autrefois avec mes massages.
Mais mains n’ont pas changé … elles ressentent, écoutent et transmettent.
Vous pouvez leur faire confiance.
Et ce n’est qu’un début …
De nouveaux projets se tissent doucement.
Des idées naissent, parfois timidement, parfois comme une évidence.
Je ne sais pas encore exactement quelle forme elles prendront.
Mais je sais qu’elles auront le même fil rouge :
Le sens, la beauté et le lien.
Créer autrement.
Peut-être ailleurs.
Peut-être aussi en vous accompagnant autrement.
Mais toujours avec mes mains.
Toujours avec le coeur.
Et toujours avec vous, si vous le voulez.
MERCI
Enfin, je veux vous dire merci.
A vous qui avez lu cette mini-série jusqu’au bout.
A celles et ceux que j’ai croisés, à celles et ceux que je croiserai encore.
Merci pour vos mots, vos commandes, vos regards brillants face à une création.
Merci de croire en l’artisanat.
Merci d’aimer ce qui est fait main, avec patience, avec justesse, avec amour.
UN CADEAU POUR VOUS
Pour vous remercier, un dernier cadeau pour clôturer cette histoire comme on boucle un macramé :
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Recevoir une création Ficelles et abricot, ce n’est pas recevoir un simple objet.
C’est recevoir un message, une présence, une émotion.
Et peut-être, un petit rappel que tout est possible … quand on écoute son coeur.
C’est ce que mes mains m’ont appris.
Et ce que je vous souhaite aussi.
Merci d’avoir été là, tout au long de ces 8 épisodes.
Ce n’est pas une fin.
C’est un fil tendu, pour créer encore.
Ensemble.
Laurence